Lueurs du passé
Cette pierre qu’un enfant jette au ruisseau
Fait derrière elle de grands ronds dans l’eau
Avant de s’effacer, avant de
disparaître
Au
fond de l’eau, a plusieurs centimètres
Je
repense moi, a certains vieux amis
A
ceux qui ont souvent partagé ma vie
Je
ne les ai pas revus depuis des années
Eux
aussi, m’ont sans doute oublié
Aujourd’hui s’ils remontent dans ma mémoire
Ils
faisaient sans doute partie de mon histoire
Ils
avaient bien sûr marqué ma vie
Il
arrive a certains âges
qu’on n’ait pas compris
On
peut se rappeler leur voix, même leur parler
En
oubliant pourtant ce qui s’est passé
Comme une pierre qu’on aurait lancé
On
s’était retourné, on l’avait ensuite oublié
Ils
ne font plus partie de nos souvenirs
Notre histoire avec eux n’avait pas d’avenir
Si
on dit que notre mémoire assimile
Notre inconscient lui, se montre moins docile
Il
nous oblige souvent a nous comparer
Puis il actionne notre machine a
rêver
Texte Claude Marcel Breault
Début Automne 2009