La Tendresse

 

Je pourrais vivre sans la richesse

Je pourrais vivre sans aucun sou

D’ailleurs des princes et des princesses

Il n’y en a plus vraiment beaucoup

J’ai surtout besoin de tendresse

Et de tout le reste je m’en fous

Ce n’est certes pas de la faiblesse

Peut-être ne suis-je pas comme vous

J’étais déjà ainsi quand je suis né

J’avais toujours besoin de tendresse

Je ne passais pas une seule journée

Sans que l’on me fasse des caresses

Quand ma mère alors m’embrassait

Je devenais l’enfant le plus heureux

D’un seul coup mon chagrin disparaissait

Je n’avais plus de larmes aux yeux

Aujourd’hui que je suis plus vieux

Je voudrais qu’il pleuve sans cesse

Et ce qui me rendrait le plus heureux

Serait de grands torrents de tendresse

Parfois, je voudrais revivre ma jeunesse

Retrouver tous mes meilleurs souvenirs

Mais sans jamais perdre la tendresse

Peut-être serait-il risqué d’y revenir

Je pense qu’on a tous besoin de tendresse

Pour réaliser une bien belle vieillesse

 

Auteur Claude Marcel Breault  Fin août 2008

 

 

 

 

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