La poussière
Je pourrais écrire je t’aime sur mes meubles
Qu’il y ait beaucoup de poussière en est la preuve
Si cette dernière protège un peu le bois
Elle ménage aussi mon dos quelquefois
Je ne sais plus vraiment depuis quel âge
J’ai passé mon temps à faire du ménage
Et je me dis, tu le fais pour qui, pour quoi
Personne ne vient plus jamais chez toi
Alors, j’ai pesé mes désirs, et mes besoins
Pour me dire, tu vois, ça ne sert plus à rien
Fais donc de la peinture, où encore écris
Ce serait bien plus important dans ta vie
Va dehors, mets du soleil dans tes yeux
Laisse aussi le vent décoiffer tes cheveux
Tu sais, aujourd’hui ne reviendra jamais
Puis toi un jour, tu auras des regrets
Avant longtemps, la vieillesse va te rattraper
Ne plus époussetter tu y seras bien,
obligée
Un jour, on jugera sans doute ton vécu
Avec ce qu’on se rappelle de toi, le plus
Oublie donc, ce qui peut s’accumuler
Pense plutôt à ce que tu pourrais éparpiller
Il vaut bien mieux sortir, profiter de la vie
Faire passer le ménage, après tous nos amis
Texte Claude Marcel Breault
11 mars 2009