Même si dedans il fait si noir...
Mes larmes coulent dans le couloir
Aux creux sillons du"désespoir"
Mais comme la pluie
elles ruissellent
Et sur mes joues fanées elles
perlent ...
Et elles continuent à couler
Pour la Candeur de ce Bébé ,
Et qui était alors aimée
De sa maman qui l'a quittée
Cet amour à jamais perdu
Et pourtant elle a bien rendu
A ses enfants devenus grands
Aux horizons d'autres versants
Elle ne s'attendais pas à ça
Croyant en tout , sauf à cela
D'avoir aimé tout ce temps là
Etre oubliée pour qui , pourquoi ?
Prostrées devant l' indifférence ,
Désolation de négligences ,
Se prendre pour le nombril sur
terre,
Et feindre dans les prières
Accordez lui quelques sourires
Un temps d'arrêt pour ses soupirs
Vous qui êtes si adulés ,
Si égoïstes et imparfaits
Tous ces baisers qu' elle a donnés ,
Ses mots de velours enrobés ,
Car un peu d' Amour à
mon âge ,
De complicités en partage ,
Mais qu'est-ce donc cette
inconscience,
Vous qui vous prenez pour des anges
Ces plus belles années de ma vie ,
Jetées dans la mer de l'oubli
Levez vos yeux si vous osez
Tournez la tête je suis là
Pour ce regard de mes quinze mois,
Pour tous mes soixante dix ans
passés
Ne les gâchez pas à jamais
Mais parlez moi , vous m'entendez ?
J'ai besoin encore d'être aimée
Et cette Photo vous la voyez
Comment trouvez-vous ce bébé ?
C'est votre maman cette enfant !!!
Et tout à coup , à ce moment ...
Mais je rêve !!! Car je vous vois
..!
Attendris et pleins d'émois ,
Devant cette photo jaunie
Et m'enlaçant avez compris
Votre regard droit dans mes yeux
Sans dire mots êtes malheureux
Et à leur tour vos yeux rougissent
Vos larmes chassent mon supplice
Depuis ce jour , je dis merci
Quand y a la vie rien est finit
Etait-ce de la désinvolture
Mais finit bien mon aventure
Vous qui êtes enfants de l'amour
N'attendant plus jusqu'à ce jour
Qu'à nouveau viendriez à ma table
Oui l'amour peut faire miracles
Que je vois comme un tabernacle
Qui avec nous fête le Sacre
Liliane