Terre d’adoption

 

En tes mains, tu égrènes une nouvelle terre

Ce n’est ni celle de ton père, ni de ta mère

Tu la ressens, tu cherches certains repères

Pas loin de toi, tu entends le bruit de la mer.

 

En tes yeux, tu découvres un ciel très bleu

L’horizon ressemble à un trait merveilleux

Tu fermes tes paupières, c’est la vie à deux

Tu écartes le point qui te semble soucieux.

 

En ta bouche, se cache un autre langage

Pour l’apprendre, tu tournes quelques pages

Pour toi, c’est évident, l’amour n’a pas d’âge

Tu n’as plus rien à voir avec l’enfant sage.

 

En ton cœur, se dessinent des silhouettes

Mêlées à celles que tu gardes en cachette

Celles que tu sors et qui font des pirouettes

Des visages inconnus de toi, te guettent.

 

En ton être est née une manière de marcher

Sur le son de raïl, tu t’es souvent entraînée

Le soleil sur ta route va donc t’accompagner

Tu vis d’amour et tu veux réellement exister.

 

En tes veines coulent le sang de tes parents

Un jour, il sera dans celui de tes enfants

Tu n’es la même, faut-il le dire, c’est évident

Il reste l’horloge du temps qui dit : je t’attends.

 

Terre d’adoption, écoute-moi, devient sa terre

Que jamais, entre des murs, elle ne s’enterre

Ce ne sont que des mots dits en une prière

Inscris dans mon cœur, qui n’est pas de pierre.

 

Terre d’adoption reçois-là.

20/11/2002

 

 

 

Sincèrement et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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Copyright © 2001 Michèle R.
Le coeur a ses raisons que la raison n'a pas.