Moi la femme poète

 

Assise devant mon clavier, je me pose cette douce question

Pourquoi suis-je devenue poète, il y a quelques saisons

Si ce n’est par ce besoin vital de vouloir changer d’horizon

Pour échapper à la vie en transformant sa composition.

 

J’ai eu les mots entre mes mains pour exprimer les maux

Par moments, je me sentais prise dans un incroyable étau

C’est alors que j’ai épluché les mots qui sonnaient faux

En me battant avec force par amour, contre mon ego.

 

En mon cœur, j’ai enfoui ces sentiments qu’il fallait cacher

Tel un peintre, je voulais  engloutir l’extérieur pour l’effacer

Sans comprendre à cet instant, que mon être était  plus blessé

Que ma pauvre âme, par ce combat intolérable était laminé.

 

En mon esprit  j’ai creusé une fontaine, que jaillisse cette source

Que la joie, la peine, la douleur entre elles fassent la course

Je n’ai eu qu’à tirer délicatement sur les liens de ma bourse

Libérant ainsi mes très vieux rêves d'antan de la petite ourse.

 

J’ai apprivoisé mes mots, qu’ils soient de simples  porte-parole

Ce que j’écris en accord avec moi, n’est pas toujours très drôle

Mais les maux évoqués dans mes poèmes, trop souvent me collent

Quand dans mes yeux, il pleut, c’est en fait moi qui me désole.

 

02/08/2002

Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.

 

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