La distance entre nous

 

Je t’ai regardé partir hier, pour juste quelques jours

A aucun moment, je ne t’ai parlé de mon amour

Pourtant tout au fond de moi, j’avais le cœur lourd

Mais aimer ce n’est pas mettre l’autre dans une tour.

 

Ton angoisse t’a saisie, peu avant l’heure du départ

Tu étais volubile, ce qui est plutôt extrêmement rare

J’avais compris ton jeu, tu noyais ton petit cafard

Mais tu t’accrochais à vos retrouvailles d’espoir.

 

Combien de silence n’avons nous pas pu combler!

Toi et moi, dans la maison que tu avais quitté

Malgré ton retour, le vide ne s’est plus fermé

Hier tu es partie, vers une nouvelle destinée.

 

Au moment de nous quitter, les mots ont jailli

Telle une fontaine, qui donnait doucement la vie

Tu tremblais, tu riais en m’embrassant, tu es partie

Tu en apprenais un peu plus, toute seule sur la vie.

 

Aujourd’hui, une immense distance nous sépare

L’amour partagé ailleurs, chaque instant t’accapare

C’est une autre vie, une culture que tu compares

Ton amour que je connais, adoucit cette once de cafard.

 

Je t’aime

20/08/2002

 

 Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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