Aurore
enjôleuse
Au cœur du vieux Paris un sonnet à la main
J’attends ma belle amante aux atours de geôlière
Ses hanches sont bonheur sa lèvre une prière
Qui séchera les pleurs de mon cœur puritain
Ce soir tel un orage au parfum souverain
O fervente Athéna vous verrez la frontière
Où jouissent les sangs dans l’ivresse guerrière
L’autel du sacrifice immolera demain
Mais l’aurore est menteuse et son chant jette un charme
Où le miroir d’argent se colore de parme
Se grave mon désir en votre creux doré
Sous le pont Mirabeau voguera l’arc-en-ciel
Mon amante O ma fleur ton doux cœur éploré
Au jardin du mystère embaumera le ciel
© Marine / février 2004
http://www.chezmarine.net/sonnet31.htm